À Vakpossito, on ne perd pas sa culture. On la transmet. Créé en 1959, le groupe folklorique Djidjo est l’identité vivante de la communauté. Après une pause pour former les jeunes, il est remonté sur scène ce weekend du 25 au 26 juillet 2026 avec une mission claire : garder la flamme allumée pour que les générations futures se reconnaissent dans les chants et danses de leurs ancêtres.
C’est un patrimoine vieux de 67 ans.
Créé en 1959 par les dignitaires communautaires de Vakpossito, le groupe Djidjo est bien plus qu’un ensemble artistique. C’est un pilier de la vie communautaire.
Basé sur l’entraide et l’assistance mutuelle, Djidjo est sollicité à toutes les occasions : mariages, naissances, funérailles, fêtes traditionnelles. A travers ses chants et danses du terroir, il raconte l’histoire, les valeurs et l’âme de Vakpossito.

« Toutes filles et fils de Vakpossito s’identifient aux chants et danses de Djidjo qui fondent sa culture et identité », confient les responsables du groupe.
Pour préserver ce trésor, Djidjo a une règle simple : après 4 à 5 ans de prestations continues, le groupe marque une pause pour relancer une nouvelle séquence d’entraînement avec la nouvelle génération.
Objectif : transmettre les pas, les chants, les rythmes et surtout l’esprit du groupe.
C’est cette méthode qui a permis à Djidjo de traverser les générations. Aujourd’hui à 67 ans, il tient toujours bon et fait la fierté de toute une communauté.
Pour cette nouvelle sortie, le weekend du 25 au 26 juillet, le groupe a offert une prestation publique très suivie. Plusieurs autorités locales et préfectorales ont honoré l’événement de leur présence.
La cérémonie a débuté très tôt le matin par un moment de communion et d’invocation des mânes des ancêtres. Les responsables et tous les membres ont rendu hommage aux fondateurs et imploré paix, santé, pluie, abondance et harmonie sur toute la communauté de Vakpossito.

Avec cette nouvelle génération formée et lancée, le groupe Djidjo prouve qu’il est possible de rester ancré dans la tradition tout en regardant vers l’avenir. A 67 ans, il ne vieillit pas : il se renouvelle. Et tant que les tam-tams résonneront à Vakpossito, l’âme de Djidjo continuera de battre dans le cœur de ses filles et fils. Un bel exemple de résilience culturelle où la tradition se conjugue au présent pour préparer l’avenir.
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